Ghislaine Arabian victime de violences conjugales

L’ex-jurée de « Top Chef » raconte son calvaire.

Comme nous l’apprenions il y a quelques mois, Ghislaine Arabian a été victime de violences conjugales. En 2015, l’ex-jurée de Top Chef a porté plainte contre son compagnon avec lequel elle vivait depuis seize ans pour des violences devant témoins qui lui ont valu trente jours d’incapacité totale de travail. Le procès s’est déroulé le 30 novembre 2015 mais le tribunal a relaxé son agresseur au bénéfice du doute le 11 janvier 2016. 

« Je ne veux pas mourir. Je refuse qu’il me tue. »

Vingt-cinq ans qu’ils se connaissaient et pas une fois il n’avait levé la main sur elle. Mais en janvier 2014, tout bascule. « Je n’ai rien vu venir. Il m’a donné des coups de pieds dans la cuisse gauche, m’a tirée par les cheveux en me traînant au sol. J’ai voulu lui échapper en descendant les escaliers, et il m’a alors projetée contre la porte blindée de l’entrée. J’ai entendu un ‘crac’ quand mon dos a percuté la serrure. Il a ensuite téléphoné au chef Thierry Cambien [ami de Ghislaine Arabian depuis trente ans et voisin, NDLR] en lui disant : ‘Je viens de faire une connerie’. » Mais la chef refuse que l’on appelle la police et les pompiers. Une réaction difficilement compréhensible lorsque l’on sait qu’à ce moment, terrorisée, elle se disait : « Je ne veux pas mourir. Je refuse qu’il me tue. »


Cette soirée d’une extrême violence a valu à la seule femme à avoir décroché deux étoiles au guide Michelin de rester allongée sur le dos et de porter un corset sur mesure pendant deux mois et demi.

« Il est parti comme un lâche »

Se souvenant de ce « regard fou » posé sur elle, Ghislaine Arabian tente aujourd’hui de comprendre ce qu’il s’est passé. D’après elle, son ex-compagnon aurait mal vécu sa notoriété et « son mal-être, trop longtemps refoulé, a fini par provoquer cette explosion de violence. » Au lieu de fuir le foyer et parce qu’elle avait monté une affaire avec lui, Ghislaine Arabian a continué de cohabiter avec lui pendant encore neuf mois. « Je vivais dans l’angoisse. Jusqu’à ce soir d’octobre 2014 où il est parti comme un lâche, sans rien dire, après avoir vidé mes deux appartements. (…) Il m’a tout pris, jusqu’à mes deux welsh terriers qu’il battait pour un rien », confie-t-elle. Un départ qui, elle le reconnaît aujourd’hui, « lui a rendu un immense service » car, sans cela, elle n’aurait jamais porté plainte.

Loin de regretter d’avoir fait appel à la justice, la cuisinière recommande à toutes les victimes d’en faire autant. Une étape indispensable pour se reconstruire.

Princesse

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